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Les autorités néerlandaises accélèrent la lutte contre le blanchiment d'argent Bitcoin

Discours visionnaire de Philippe Seguin le 5 mai 1992 + sous titres (Juin 2019).

Anonim

Les procureurs néerlandais et l'agence d'inspection fiscale intensifient leur lutte contre le blanchiment d'argent bitcoin cette année.

Selon une étude menée par le journal financier hollandais Het Financieel Dagblad ( FD ), au moins trois affaires pénales relatives au blanchiment d'argent avec bitcoin sont prévues pour 2017. En outre, le FIOD - la branche d'investigation du Autorité fiscale néerlandaise - veut abaisser la barre pour les poursuites contre les commerçants bitcoin sans licence. Le FIOD essaiera également de combiner des services reconnus comme des opérations de blanchiment d'argent.

Le défi de l'anonymat

L'anonymat relatif de Bitcoin (parfois appelé pseudonymie) et la résistance à la censure ont fait de la monnaie numérique un moyen d'échange populaire sur les marchés darknet comme Alphabay et Silk Road. Europol estime que plus de 40% des transactions en ligne à des fins illégales se font avec bitcoin.

Les marchands du marché Darknet échangent généralement leurs bitcoins gagnés contre des devises fiat. Bien que le trading de bitcoin pour fiat ne soit pas en soi illégal, la plupart des échanges appliquent des normes strictes de lutte contre le blanchiment d'argent (AML) et connaissent vos clients (KYC). Cela est généralement demandé aux institutions financières et aux banques avec lesquelles ils travaillent. Les marchands Darknet, par conséquent, préfèrent souvent échanger leurs bitcoins contre ce que FD appelle des «bitcoincashers»: des échanges et des revendeurs qui ne respectent pas ces règles.

Le FIOD tente maintenant de rendre la poursuite de ces bitcoincashers beaucoup plus facile. L'autorité fiscale souhaite que la Cellule de renseignement financier (CRF) reconnaisse le commerce illégal de bitcoins comme un type de blanchiment d'argent. Cela permettrait aux détectives de commencer une enquête sans avoir d'abord besoin de prouver une cause raisonnable. Un porte-parole du FIOD a déclaré FD qu'il s'attendait à ce que cette reconnaissance soit accordée plus tard dans l'année.

En outre, FD indique que le FIOD souhaite également que les mélangeurs bitcoin soient reconnus comme des indicateurs de blanchiment d'argent, même si la portée de cette réglementation n'est pas claire. Cela s'appliquerait vraisemblablement aux mélangeurs centralisés comme bitmixer. io, qui échangent des bitcoins pour différents bitcoins afin de rompre le chemin vers une pièce de monnaie particulière. Mais les utilisateurs de services de mixage sans confiance, comme les serveurs ValueShuffle ou TumbleBit, peuvent également devenir une cible.

Affaires pendantes devant les tribunaux

Cette année, au moins six plaignants vont comparaître devant les tribunaux néerlandais, répartis dans trois affaires différentes. Le premier d'entre eux sont deux hommes accusés de trafic de drogue, de blanchiment d'argent et de participation à une organisation criminelle. Les procureurs soupçonnent ces transactions d'environ 2 dollars. 6 millions [2 €. 4 millions] de produits des activités illégales. Le second cas concerne quatre personnes soupçonnées d'avoir organisé un échange de bitcoins illégal garantissant l'anonymat à leurs utilisateurs.Le troisième cas fait partie d'une enquête internationale plus vaste sur le blanchiment d'argent.

Le magazine Bitcoin a communiqué avec la FIOD pour plus de précisions, mais n'a reçu aucune réponse au moment de la publication.